Le Salon De 1852, Paperback by Planche, Gustave, Like New Used, Free shipping...

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Publication Year: 2017 Item Height: 0.1 in Author: Gustave Planche width: 5 in Format: Trade Paperback Item Width: 5 in Publisher: CreateSpace height: 0.1 in Genre: Art Item Weight: 3 Oz Book Title: Salon De 1852 Language: French Item Length: 8 in Number of Pages: 34 Pages ISBN: 9781547011414 Topic: Criticism & Theory

Description

Le Salon De 1852, Paperback by Planche, Gustave, Like New Used, Free shipping.... Le Salon De 1852, Paperback by Planche, Gustave, ISBN 1547011416, ISBN-13 9781547011414, Like New Used, Free shipping in the US « ...Je sais que l’expression de la beauté compte encore de fervents adorateurs : je connais des peintres, des sculpteurs, sévères pour eux-mêmes, qui s’efforcent de produire des œuvres durables ; mais il serait trop facile de les compter. Quant au plus grand nombre, on m’accordera sans peine qu’ils ne songent guère à la renommée. Or n’y a-t-il aucun moyen de réveiller l’émulation, de substituer à l’ardeur industrielle une ardeur plus généreuse ? Il suffirait, à mon avis, pour rendre aux expositions la meilleure partie de leur importance, de les séparer l’une de l’autre par un plus long intervalle. Si l’on choisissait le terme de deux ans, j’aime à penser que nous verrions rentrer dans la lice ceux mêmes qui ont déjà obtenu de nombreux applaudissements. Dès qu’ils sentiraient le réveil de l’émulation dans la génération nouvelle, ils quitteraient leur retraite pour lui disputer la popularité. Chacun alors se présenterait au salon, je ne dis pas avec une œuvre accomplie, mais du moins avec une œuvre capable de soutenir la discussion. Les vieilles renommées défendraient pied à pied le terrain que les renommées nouvelles essaieraient d’envahir. L’industrie de la peinture, si florissante aujourd’hui, languirait peut-être, mais l’art se relèverait. Et n’est-ce pas ce que le public désire, ce que l’administration doit se proposer ? On m’objectera peut-être les plaintes proférées sous la restauration : je répondrai que ces plaintes ne s’adressaient pas tant à la rareté qu’à l’incertitude des expositions, car souvent l’intervalle s’étendait jusqu’à cinq ans. Dès que les artistes seraient assurés de pouvoir, tous les deux ans, produire en public l’œuvre qu’ils auraient achevée, ils n’auraient plus le droit de se plaindre...»